L'Assurance nationale et l'impôt sur le revenu sont tous deux déduits de vos salaires, tous deux calculés en pourcentage de vos revenus, et tous deux vont au Trésor. Alors pourquoi avons-nous deux systèmes séparés ? Et les fusionner serait-il vraiment une bonne idée ? Ce guide décrypte le débat.
Comment l'Assurance nationale et l'impôt sur le revenu se chevauchent
Sur le plan pratique, l'Assurance nationale et l'impôt sur le revenu sont très similaires. Tous deux sont calculés sur les revenus d'emploi, utilisent des tranches et des seuils, et sont collectés via le PAYE. Pour un employé au taux de base en 2026/27, la déduction combinée est d'environ 28 % (20 % d'impôt sur le revenu + 8 % d'Assurance nationale employé) sur les revenus entre £12 570 et £50 270. Au-dessus de £50 270, c'est 42 % (40 % + 2 %).
Différences clés qui subsistent
- L'Assurance nationale est individuelle uniquement : il n'y a pas d'évaluation conjointe pour les couples, contrairement à l'impôt sur le revenu qui permet les transferts d'allocation de mariage
- L'Assurance nationale s'applique uniquement aux revenus d'emploi/travail indépendant : les revenus d'investissement, revenus locatifs et pensions en sont exemptés
- Des seuils différents : le seuil primaire (£12 570) s'aligne avec l'Allocation personnelle, mais la limite supérieure de revenus (£50 270) et le seuil du taux supérieur sont alignés par coïncidence, pas structurellement
- L'Assurance nationale employeur existe séparément : les employeurs paient 15 % en plus de votre salaire (invisible pour vous mais un coût réel de votre emploi)
- L'Assurance nationale construit le droit à la pension d'État : 35 années de qualification de cotisations vous donnent droit à la pension d'État complète
- Pas d'Assurance nationale sur les revenus de pension : une fois retraité(e), vous payez l'impôt sur le revenu mais pas d'Assurance nationale sur votre pension
L'argument pour la fusion
- Transparence : la plupart des gens ne comprennent pas le vrai taux qu'ils paient. Un seul « impôt sur le revenu » de 28 % au taux de base serait plus clair que de prétendre que l'Assurance nationale est quelque chose de différent.
- Simplicité : deux systèmes signifient deux séries de seuils, deux séries de législation, et le double de la complexité administrative
- Honnêteté : les politiciens utilisent les hausses d'Assurance nationale pour éviter de dire qu'ils ont augmenté « l'impôt sur le revenu » — un système fusionné supprime ce tour de passe-passe
- Débat d'équité : pourquoi les revenus d'emploi devraient-ils être plus lourdement imposés (Assurance nationale + impôt) que les revenus d'investissement (impôt uniquement) ?
L'argument contre la fusion
- Les retraités paieraient plus : fusionner l'Assurance nationale dans l'impôt sur le revenu signifierait que les retraités paient le taux combiné sur leurs pensions (actuellement exemptes d'Assurance nationale). C'est politiquement toxique.
- Principe contributif : l'Assurance nationale est (théoriquement) liée au droit à la pension d'État. La fusion rompt ce lien.
- Visibilité de l'Assurance nationale employeur : un système fusionné devrait décider quoi faire de la cotisation employeur de 15 %. La rendre visible sur les fiches de paie choquerait les employés.
- Revenus d'investissement : étendre l'impôt fusionné aux dividendes et revenus locatifs serait une hausse massive pour les investisseurs et propriétaires bailleurs
- Complexité de la transition : chaque système de paie du pays devrait être reprogrammé
À quoi ressemblerait une fusion en pratique ?
Le modèle le plus couramment discuté :
- Taux de base : 28 % (actuellement 20 % impôt + 8 % Assurance nationale)
- Taux supérieur : 42 % (actuellement 40 % impôt + 2 % Assurance nationale)
- Taux additionnel : 47 % (actuellement 45 % impôt + 2 % Assurance nationale)
- Retraités : exemptés de la composante Assurance nationale (préservant le statu quo)
- Assurance nationale employeur : reste séparée en tant qu'« impôt sur l'emploi » pour éviter que le taux fusionné n'apparaisse astronomique
Historique politique
Presque toutes les commissions de réforme fiscale depuis 2000 ont recommandé la fusion de l'Assurance nationale et de l'impôt sur le revenu. La Mirrlees Review (2011), l'Office of Tax Simplification et de multiples think tanks l'ont réclamé. Aucun gouvernement n'a jamais tenté de le faire — les coûts de transition, le contrecoup politique des retraités et la complexité pure en font une boîte « trop difficile » renvoyée au prochain parlement.
Voir votre taux combiné
Le calculateur d'impôt sur le revenu montre vos déductions d'impôt sur le revenu et d'Assurance nationale séparément et combinées. Essayez-le pour voir quel est votre véritable taux marginal combiné — vous pourriez être surpris(e). Pour approfondir l'Assurance nationale spécifiquement, lisez notre guide L'Assurance nationale expliquée.